Anacharsis - tous les sons

Anacharsis - tous les sons

Tous les sons des éditions Anacharsis

Anacharsis

Retrouvez ici tous les sons des éditions Anacharsis : créations audio, simples lectures et émissions ou conférences enregistrées avec nos auteurs et autrices. Fusion des trois podcasts des éditions Anacharsis : Créations audio, Lectures et Vu de l'extérieur. Le catalogue des éditions Anacharsis se divise en quatre collections ("Famagouste", "Les ethnographiques", "Essais" et "Fictions" ) et accueille des textes écrits au fil du temps, récits de voyages – authentiques ou étranges –, témoignages, mais aussi essais ou romans dont le dénominateur commun est de mettre le lecteur en présence d’un questionnement sur l’altérité.

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Anacharsis - vu de l'extérieur > Le plus loin du monde - Guillaume Gaudin (Mondes Sociaux)

À l’autre bout du monde, une conquête coloniale méconnue ?
Avec Guillaume Gaudin, auteur de l'essai Le plus loin du monde. La conquête des Philippines par les hispaniques (XVIe-XVIIe siècles)
Le plus loin du monde (couverture)

Aux XVIe siècle, les Hispaniques se sont lancés à la conquête des Philippines situées dans l’océan Pacifique.
Pourquoi se sont-ils intéressés à cet archipel situé aux antipodes de l’empire ibérique ? Comment se sont passés les premiers échanges entre les habitants des Philippines et les Espagnols ?
Retour sur cette période de l’Histoire avec l’historien Guillaume Gaudin, dans ce nouvel épisode des podcasts de Mondes Sociaux.

Guillaume Gaudin (5 octobre 2026). À l’autre bout du monde, une conquête coloniale méconnue ? Mondes Sociaux
https://sms.hypotheses.org/63598
Producteurs : Maison de l’Image et du Numérique
Animatrice : Clémentine Souchaud

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Anacharsis - lectures > La fille d'Anatolie

Efthalia, octogénaire d’Istanbul vivant de maigres allocations, raconte son passé douloureux, lorsqu’elle était connue sous le nom de Fahişe Chica, soit, en turc, « Chica la Putain ».
Emportée par un destin contraire après la Grande Catastrophe qui a vu les Grecs d’Asie expulsés de l’Anatolie dans les années 1920, elle a atterri toute jeune dans les lupanars de Galata, le quartier chaud de la grande cité ottomane.
Efthalia raconte donc à la première personne, avec la gouaille des milieux interlopes en usage dans les bordels d’Istanbul, la fatalité qui l’a conduite à sa triste situation. La vieille dame fait retour sur sa vie en livrant une mémoire à la fois crue et pudique, et rapporte les péripéties d’une existence où l’espoir jamais ne fait défaut, malgré les coups du sort.

Lecture de Nathalie Vinot
Musique : Deniz Kızı Eftalya, "Cigaranı Yak Gidelim" (1932) @OdeonTürkiye

La fille d'Anatolie (couverture)
La fille d'Anatolie,
de Thomas Korovinis
Traduit du grec par Clara Nizzoli

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Anacharsis - lectures > Grand-Guignol

Paris, février 1922. À Montmartre, la troupe du Grand-Guignol donne chaque soir des spectacles où l’outrance le dispute à l’exubérance. L’horrifique jette des spectateurs enfiévrés dans les pires affres, leur inoculant le frisson glacial et addictif de la terreur.
Mais le jour où le régisseur du théâtre se rend en douce acheter du sang aux bouchers de La Villette pour peaufiner ses mises en scène, quelque chose bascule. Doucement d’abord, puis sur un staccato de plus en plus rapide, les théâtreux vont se trouver plongés grandeur nature et sans trucage dans l’une des pièces qu’ils jouent d’ordinaire sur les planches.
Cette fois, ils ne maîtrisent plus les coulisses… Heureusement, Maxa, la vedette féminine de la troupe, a plus d’un tour dans son sac.

Couverture Grand-Guignol

Roman de Cyril Camus, parution le 16 octobre 2026

Extrait lu par Nathalie Vinot

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Anacharsis - vu de l'extérieur > Carmen, pour changer - Sophie Rabau (Agora des savoirs / radio Divergence)

Sous le couteau de Don José, Carmen meurt. Elle est morte des centaines, des milliers, des millions de fois, autant de fois qu’il y eût de lecteurs pour poser leurs yeux sur l’œuvre de Mérimée.
Emporté par sa passion, comme ensorcelé par la vénéneuse gitane, Don José n’avait guère de choix. Il fallait la tuer, ne serait-ce que pour obéir à l’injonction tragique. Et ainsi magnifier, sinon fonder l’un des mythes les plus vivaces de notre modernité, celui de la femme fatale. Il fallait donc que Carmen meure afin que naisse le mythe.

Carmen, pour changer
Carmen, pour changer. Variations sur une nouvelle de Prosper Mérimée

Avec une vitalité débordante, Sophie Rabau se refuse à la mort de Carmen. Elle entreprend de relire la nouvelle pour lui appliquer avec méthode le principe de la variante. Varier Carmen, c’est aller aux tréfonds du texte y chercher des flexions, des infléchissements suggérés dans l’œuvre originale et laissés pourtant inexploités.

Sophie Rabau, avec l’humour qu’on lui connaît, entreprend donc de sauver Carmen dans un exercice de lirécriture enthousiasmant grâce auquel l’héroïne tragique devient une femme vivante, et bien vivante, et qui mérite de le rester. Ce sont alors des centaines de Carmens déviées qui dansent, chantent aiment et rient, insolentes et toujours sauvées : superbement vivantes.

Alors pourquoi fallait-il la tuer ? La figure de la femme fatale se trouve ici dynamitée, et, le mythe mis à nu, on en mesure en fin de compte toute la bêtise, et peut-être aussi le sordide : une femme qui vit serait une souffrance pour l’homme qui aime ? Une femme n’existe que par l’homme qui l’aime ? Carmen déviée prouve que non.

Sophie Rabau est enseignante-chercheuse en littérature générale et comparée à l’Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle. Théoricienne de la littérature, elle s’intéresse à l’invention théorique et critique. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue Vacarme où elle publie régulièrement des textes théoriques et/ou littéraires. Elle a notamment publié L’Intertextualité (Flammarion, 2003) et B. comme Homère : l’invention de Victor B, (Anacharsis, 2016)